Florian Hufnagl

Alberto Alessi est un entrepreneur qui a écrit l’histoire du design et qui, aujourd’hui encore, continue à participer activement au paysage du design contemporain.

Alessandro Mendini est une vraie légende, puisque, même après toutes ces nombreuses années dans le métier continue, grâce à son sens lucide de l’analyse et son œil critique attentif, à créer des objets toujours sources d’étonnement et de bouleversement. ...

Florian
Hufnagl

Alberto Alessi est un entrepreneur qui a écrit l’histoire du design et qui, aujourd’hui encore, continue à participer activement au paysage du design contemporain.

Alessandro Mendini est une vraie légende, puisque, même après toutes ces nombreuses années dans le métier continue, grâce à son sens lucide de l’analyse et son œil critique attentif, à créer des objets toujours sources d’étonnement et de bouleversement.

Au cours des dernières décennies, ils ont développé ensemble des projets de toute sorte qui revêtent une valeur phénotypique pour le design italien.

Ce que ces deux caractères totalement différents ont en commun, c’est le fait que leur œuvre a été mal interprétée au début ou que la portée de leurs réflexions n‘a pas été immédiatement comprise dans toute sa profondeur.

Ceci est un point important à souligner, et qu’on a aujourd’hui tendance à oublier tant ils incarnent désormais deux monuments du design italien, intimement liés au pays dans lequel ils exercent leur profession.

La force qui les anime et le lien qui les unit viennent sans aucun doute de leur volonté de créer quelque chose de nouveau et de penser autrement.

C’est également la raison de cette improbable collaboration entre un entrepreneur, un designer et notre musée : chacun essaie à sa façon de donner une nouvelle définition aux grands thèmes de « l’humanisation de la société à travers le design », de la durabilité et de la social responsibility.

Après presque trente années de collaboration et d’échanges intellectuels entre Die Neue Sammlung – The International Design Museum Munich et l’entreprise Alessi avec son spiritus rector, Alberto Alessi, nous nous appuyons désormais sur l’esprit alerte de Alessandro Mendini pour jeter un coup d’œil sur le passé et trouver ainsi le chemin vers l’avenir.

Une aventure qui est source d’inspiration à une époque de changements radicaux.
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Florian Hufnagl

Alberto Alessi

Trop sucré ? En général ici, chez Alessi, nous n’arrivons à définir une période historique par pure convention une période de dix ans qu’a posteriori, c’est-à-dire quand cette période est déjà précisément entrée dans l’histoire.

Aujourd’hui nous sommes donc en mesure de lire nos dernières décades de la façon suivante : période de la phase finale du Bel Design italien ...

Alberto
Alessi

Trop sucré ? En général ici, chez Alessi, nous n’arrivons à définir une période historique par pure convention une période de dix ans qu’a posteriori, c’est-à-dire quand cette période est déjà précisément entrée dans l’histoire.

Aujourd’hui nous sommes donc en mesure de lire nos dernières décades de la façon suivante : période de la phase finale du Bel Design italien (les années 70), période Postmoderne (les années 80), période Ludique (les années 90), et enfin, grâce à la récente définition de Mendini, le Moment Eclectique (les années 00).

À l’occasion de cette exposition, nous avons essayé de faire un exercice qui est stimulant mais difficile : dé- finir à l’avance les directions dans lesquelles la prochaine décade nous entraînera. Un exercice difficile, peut-être impossible pour nous qui sommes des médiateurs dans le domaine du de- sign. J’essaie de m’expliquer.

J’ai toujours soutenu que notre vraie nature est celle d’un labo- ratoire industriel de recherche dans le domaine des Arts appliqués, et aujourd’hui du Design. Notre tâche est de pratiquer une action continuelle et infatigable de médiation entre d’une part les instances les plus avancées de la créativité contemporaine internationale dans le Product Design, et d’autre part les attentes du public.

La typicité de notre activité, de conception très italienne, réside dans le fait que nous travaillons dans le cadre d’un des « arts commerciaux » contemporains.

Pour autant que j’en sache, l’expression d’« art commercial » a été employée pour la première fois par le philosophe Gianni Vattimo, pour définir les formes d’activité de racine artistique et poétique (comme la mode, le cinéma, la musique rock) qui, contrairement aux arts majeurs, ont besoin de l’approbation du public pour justifier de leur propre existence. Sans une certaine approbation du public, de n’importe quel type de public, pourvu qu’il soit élargi et non pas restreint à un cercle de spécialistes (comme c’est le cas pour les arts majeurs), le design ne peut pas exister.

Cela a probablement à voir avec l’importance que la production occupe dans notre genre d’organisations, qu’elles soient petites ou grandes.

« Most Advanced Yet Acceptable » recommandait Raymond Loewy à ses élèves, en leur proposant la tactique M.A.Y.A.

C’est ainsi que nous faisons dans notre laboratoire de recherche : nous cherchons les nouveaux talents en mesure de redessiner pour la nième fois le monde des produits destinés à nous entourer les prochaines années et, je vous l’avoue, nous essayons aussi de promouvoir la naissance de nouveaux produits, qui ne soient pas basés seulement sur le principe du succès commercial, mais qui portent en eux-mêmes une valeur artistique et poétique, c’est-à-dire un peu de transcendance dans l’immanence de la phase actuelle de la société de consommation.

Certes nous pouvons exercer une influence sur le public, en essayant de l’amener à un certain type de qualité conceptuelle, que nous pensons juste et appropriée en ce moment historique.

Mais c’est toujours lui qui doit dire le dernier mot. Nous aimerions que nos produits tendent à l’universalité, nous voudrions en faire de nouveaux mythes qui aident à déchiffrer notre époque.

Mais nous savons aussi que nous marchons sur un borderline invisible, qui sépare le possible et l’impossible, ce que le public pourra comprendre, accepter et même aimer, et ce qu’au contraire il n’arrivera ni à comprendre ni à adopter.

C’est cela le destin d’une entreprise de design italien.

Jusqu’à présent, pour m’orienter dans le panorama complexe du design contemporain, j’avais converti pour moimême la dichotomie personnelle du sociologue Michel Maffesoli, qui, pour expliquer les mouvements de la société actuelle, distingue le « comportement paranoïaque » et le « comportement méthanoïque ».

Pour bien nous comprendre, disons que l’attitude paranoïaque est celle, du type « obligatoire », de nos enseignants et de nos parents, qui veulent toujours nous indiquer comment nous devons nous comporter, nous dire ce qui est juste et ce qui ne va pas. En revanche le comportement méthanoïque est celui de ceux qui se penchent avec amour sur la société, sur les gens, et leur donnent ce qu’ils demandent, ce dont ils croient avoir besoin, sans leur imposer aucun dogme.

Un exemple louable de comportement paranoïaque est celui des éditeurs qui s’obstinent à publier les poètes qu’ils aiment en petits tirages de, disons, mille copies ; et un exemple très clair de comportement méthanoïque est celui des TV commerciales contemporaines qui donnent au public des programmes ignominieux fondés sur le « share », sur les relevés statistiques des écoutes.

Dans le domaine du design, une attitude paranoïaque est celle d’Enzo Mari, quand il dit que s’il voit qu’un de ses projets se vend bien, alors il commence à penser que ce n’est pas vraiment un projet de grande qualité ; une attitude méthanoïque est celle de Giovannoni, quand il dit que seulement ce qui se vend bien l’intéresse.

Entre ces deux comportements apparemment (car utilisés de manière dialectique) opposés se situe notre activité de médiateurs artistiques dans le monde du design.

Récemment les frères Bouroullec ont mis à ma disposition une nouvelle dichotomie, actualisée et sympathique : celle du trop sucré et du pas trop sucré, en bref celle de la quantité de sucre (c’est à-dire de la recherche d’expressivité, d’épiphanisation) que l’on met dans les projets.

Il s’agit d’une ligne de démarcation prometteuse, que j’adopte et que je me promets d’utiliser au cours de la décade qui nous attend.

Et j’aimerais que vous essayiez vous aussi de classifier les 12 nouveaux projets que nous présentons dans ce livre, en avant-première sur les prochains collections qui les accueilleront et qui répondent à nos « nouvelles instances » pour cette décade.
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alessi
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Alessandro Mendini

C’est avec le livre Paesaggio Casalingo qu’a démarré la première prise de conscience de l’entreprise Alessi, qui, avec une croissance au départ non systématique, avait accumulé un grand nombre d’objets hétérogènes, dont certains étaient excellents et très réussis. ...

Alessandro
Mendini

C’est avec le livre Paesaggio Casalingo qu’a démarré la première prise de conscience de l’entreprise Alessi, qui, avec une croissance au départ non systématique, avait accumulé un grand nombre d’objets hétérogènes, dont certains étaient excellents et très réussis.

Les années 70 avaient vu l’entreprise se placer sur la scène institutionnelle du Bel Design italien, avec beaucoup de prestige mais sans être touchée par les expériences plus fines du design radical. Voici maintenant la grande Exposition d’une grande industrie d’« articles pour la maison ».

Pour décider de sa disposition, il nous a semblé nécessaire de dépasser le discours historique et descriptif de l’entreprise, et de proposer au contraire une série de thèmes plus généraux.

Nous croyons en effet que les problématiques abordées chez Alessi s’étendent aux nombreuses exigences de changement qui existent et urgent aujourd’hui dans l’industrie du design, dans diverses parties du monde.

Par conséquent cette Exposition, à partir d’une analyse critique du développement des stratégies d’Alessi au cours de toute son histoire, se concentre ensuite sur les questions les plus actuelles, celles qu’aujourd’hui il faut affronter et résoudre, où que l’on soit.

Par exemple la simplification des processus de production, le rapport culturel entre l’est et l’ouest, l’emploi des déchets et des produits semi-finis, la réduction de la consommation d’énergie, les nouvelles techniques, et cetera.

Et aussi bien sûr, les transformations des sensibilités esthétiques, qui doivent être fonctionnelles et répondre aux changements rapides des habitudes de vie.

Le cœur de l’Exposition identifie donc une dizaine de thèmes fondamentaux, « les nouvelles instances », dont on a jugé l’expression théorique valable tant pour Alessi que pour d’autres industries, et même utile pour les écoles au niveau didactique.

Ces différents « thèmes » de projet sont confiés à différents auteurs, qui ont élaboré des objets nouveaux, conçus pour une production future.

Par conséquent le centre de l’Exposition présente une série de « produits-nouveauté », et propose ainsi des prototypes, des surprises susceptibles de discussion critique et théorique.

Evidemment dans l’Exposition il y a aussi une partie historique et descriptive.

Cette dernière, aussi programmée sur des bases théoriques, exprime les stratégies d’évolution de l’industrie Alessi au cours du temps, jusqu’au moment et au développement vécus à l’heure actuelle.

Voici ce qu’Alessi est en train de poursuivre : l’idée d’avoir une identité dans l’infini de la multiplicité.

Une idée cohérente avec la sinusoïde de l’histoire, qui passe de l’éclectisme au besoin de nouvelles synthèses : pour composer les critères inconnus de certitude et de responsabilité que le monde demande aujourd’hui.
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Mendini
Mendini
Mendini
                                 
Les phases historiques Les phases historiques sont caractérisés dans le temps par des produits, des styles et des attitudes précis. Les moments les plus importants de la vie de notre marque sont caractérisés par une séquence admirable d’icônes et de best-sellers qui sont entrés définitivement dans l’imaginaire collectif. ...

Les phases
historiques

Les phases historiques sont caractérisés dans le temps par des produits, des styles et des attitudes précis. Les moments les plus importants de la vie de notre marque sont caractérisés par une séquence admirable d’icônes et de best-sellers qui sont entrés définitivement dans l’imaginaire collectif. Les tout débuts, le célèbre service « Bombé » qui est devenu le symbole de la marque (1945), l’hôtellerie, les années 70, l’idée de « Fabrique esthétique », les casseroles, le contre-design, le moment ludique–psychanalytique et le moment anthropologique.

Dès le début, le fil conducteur du métal, de l’aluminium, du maillechort, du laiton, de l’acier, s’ouvre à d’autres matières, le verre, le bois, la céramique, l’argent, jusqu’à l’arrivée des matières plastiques. Les maîtres d’Alessi : Sottsass, Sapper, Castiglioni, Mendini, Rossi, Graves, Starck, Branzi, Mari. Les icônes : Presse-agrumes Juicy Salif, Casserole « La cubica », « 100% Make Up », « La conica », les Bouilloires, le Tire-bouchon « Anna G. », l’huilier de Sottsass, la Cafetière 9090 de Sapper, l’allume-gaz « Firebird », le « Pasta set ».

Ce sont des articles qui s’alternent dans nos esprits comme d’extraordinaires présences d’affection. Et c’est justement cette caractéristique non seulement d’instruments d’usage quotidien, mais aussi de présences ménagères, qui donne à tous les objets Alessi ce gradient d’animisme et d’empathie qui les fait ressembler à des amis de la maison.

Vus et considérés ensemble, ces objets, qui appartiennent désormais à l’histoire même s’ils sont encore dans le catalogue, forment une foule séduisante et positive. Mais il est tout de même important de les analyser un par un, pour comprendre et suivre leur histoire, leur motivation, leur qualité et leur sens.
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Fasi Storiche Alessi
Fasi Storiche Alessi

alessi d’apres
di alberto alessi

Ma carrière officielle dans la maison Alessi a commencé en juillet 1970, au lendemain de mes études de droit. Avec une vision fortement utopiste de « l’art multiplié », je mis au point une sorte de manifeste théorico-culturel en faveur d’une nouvelle civilisation commerciale susceptible d’offrir à la masse des consommateurs de véritables objets d’art à des prix abordables. ...

alessi d’apres
di alberto alessi

Ma carrière officielle dans la maison Alessi a commencé en juillet 1970, au lendemain de mes études de droit. Avec une vision fortement utopiste de « l’art multiplié », je mis au point une sorte de manifeste théorico-culturel en faveur d’une nouvelle civilisation commerciale susceptible d’offrir à la masse des consommateurs de véritables objets d’art à des prix abordables.

Les auteurs recrutés pour les « multiples d’art » furent les sculpteurs Giò Pomodoro, Carmelo Cappello, Pietro Consagra et Andrea Cascella ainsi que le Yougoslave Dušan Džamonja.

Alberto Alessi
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Fasi Storiche Alessi
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Le présent : Moment Eclectique Dans l’écosystème d’Alessi, le présent est caractérisé par une attitude éclectique.

Les diverses phases de styles, de types, de matières et d’auteurs qui ont été élaborées au cours des décades précédentes, sont remplacées au début des premières années de 2000 par une hétérogénéité de langages et de formes typiques d’une époque maniériste. ...

Le présent :
Moment Eclectique.

Nell’ecosistema Alessi il presente è caratterizzato da un atteggiamento eclettico.

Dans l’écosystème d’Alessi, le présent est caractérisé par une attitude éclectique.

Les diverses phases de styles, de types, de matières et d’auteurs qui ont été élaborées au cours des décades précédentes, sont remplacées au début des premières années de 2000 par une hétérogénéité de langages et de formes typiques d’une époque maniériste.

On y approfondit tout le bagage de connaissances et d’ouvertures des catalogues précédents, en l’élargissant et en le réinterprétant, avec une dilatation et une prolifération de produits qui ne s’étaient jamais vues dans l’histoire d’Alessi.

Les méthodes de plus en plus sophistiquées de préparation des prototypes, ainsi que la variété augmentée des tranches de prix et des modes de production, nous amènent à des programmes de plus en plus vastes, riches et variés.

Si l’éclectisme, de par sa nature, emporte les images et les produits vers une expansion en tache d’huile, tout comme le maniérisme engendre des règles répétitives, l’homogénéité de l’ensemble est garantie par la marque Alessi qui, de par sa force et sa nature traditionnelles, reste toujours incomparable.

Tout ce qui est présent dans les catalogues des objets ménagers et dans les territoires limitrophes est, à partir de 2000, rigoureusement classifié et reproposé au public comme « nouveau ».

Il y a aussi une autre ouverture, celle du « Licensing », qui concerne les salles de bain, cuisines, montres, électroménagers, téléphones, stylos et autres.

Aujourd’hui la production de l’entreprise s’articule en trois marques : Officina Alessi pour les projets les plus d’avant-garde et de recherche, Alessi pour la production classique, et A di Alessi pour ledit design populaire.
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Presente Alessi
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Les nouvelles instances

« Les nouvelles instances » sont une série de sujets qu’Alessi est en train d’affronter, et qui constituent et interprètent la politique et la stratégie future de l’entreprise. Nous pensons que ces sujets participent activement aux transformations du scénario général mondial du design. ...

Les nouvelles instances

« Les nouvelles instances » sont une série de sujets qu’Alessi est en train d’affronter, et qui constituent et interprètent la politique et la stratégie future de l’entreprise. Nous pensons que ces sujets participent activement aux transformations du scénario général mondial du design.

Des douze nouveaux projets ici présentés, neuf sont destinés à une production prochaine et réelle, le dixième est la réédition de quelques multiples du Gruppo T, le onzième est l’anticipation d’un projet qui sera développé en 2011 avec le BIDC (Beijing industry design centre) : en ouvrant les portes de la cité interdite, huit architectes chinois élaborent leur propre réflexion sur le scénario de la table. Le dernier est une provocation conceptuelle conçue par un groupe de jeunes designers hollandais.

Le fondcommun de toutes les propositions élaborées est l’attention consacrée aux thèmes de la réutilisation, de la réduction de consommation, de la simplicité de production, du moindre gaspillage de matériel, avec toujours un engagement fort au niveau de l’imagination et de l’esthétique.

Par rapport au moment Eclectique précédent, avec ces nouvelles instances les choix et les stratégies deviennent plus précis. Aux niveaux de la théorie, de la production, du projet, de la gestion, du marketing et de la communication, tous les éléments tendent à confluer dans un méta-projet de « nouvelle radicalité ».

L’archaïque, l’hybride, l’ordinaire, les origines, le styling extrême, les nouveaux équilibres du marché sont des points clés de cette expérimentation, dans une période historique de graves responsabilités.
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Deltour

« A Tempo » : une Nouvelle Simplicité.
Ce projet a eu comme point de départ l’envie de travailler un matériau particulier : le fil d’acier. L’industrie du fil d’acier est aujourd’hui très développée, cependant plus souvent utilisée dans le domaine industriel que ménager ...

Deltour

« A Tempo » : une Nouvelle Simplicité. Ce projet a eu comme point de départ l’envie de travailler un matériau particulier : le fil d’acier. L’industrie du fil d’acier est aujourd’hui très développée, cependant plus souvent utilisée dans le domaine industriel que ménager. L’auteur a voulu en explorer les possibilités expressives, et remettre en discussion son langage.
Les différents objets de la famille « A Tempo » jouent sur les rythmes, le mouvement, les densités ou les longueurs des fils en crescendo... Travailler le fil comme un élément graphique a permis de mettre ainsi en valeur ses qualités esthétiques, et de créer une écriture différente et inhabituelle.
Des jeux d ́optique sont révélés, tout en maintenant des techniques de production très simples ; le packaging est une simple feuille de papier qui enveloppe chaque objet, comme les tout premiers articles vendus par Alessi. Lorsque Konstantin Grcic m’a suggéré de donner un coup d’œil au travail de sa jeune collaboratrice française, j’ai été frappé par la simplicité presque spartiate, paupériste, par la recherche d’essentialité qui traversait tout son cahier de dessins et de photographies.
Souvent les designers que je rencontre, surtout s’ils sont très jeunes, sont doués d’une bonne dose de courage et d’ingénuité, qui leur permet d’affronter sans pudeur des thèmes durs et très difficiles, comme justement celui de la recherche d’une sorte de Nouvelle Simplicité dans le scénario des articles de design. Mais le problème est de savoir créer quelque chose qui soit vraiment simple, mais sans répéter des formes qui existent déjà dans le mare magnum de la production industrielle contemporaine.
Pauline y est arrivée, en donnant vie à toute une famille d’objets en fil d’acier, qui non seulement sont de première image, mais savent aussi transmettre un souffle prometteur de fraîcheur et de nouveauté. Chapeau ! A.A.
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Istanze Alessi
Istanze Alessi
Istanze Alessi

Naoto Fukasawa

« Shiba » : un paradigme pour la normalité culinaire. Il paraît que Naoto est un bon cuisinier dilettante. II tient à souligner que « Ces dernières années la cuisine japonaise a reçu un excellent accueil de par le monde, grâce à ses qualités salutaires, à son goût délicat, à sa variété et à sa simplicité. ...

Naoto Fukasawa

« Shiba » : un paradigme pour la normalité culinaire. Il paraît que Naoto est un bon cuisinier dilettante. II tient à souligner que « Ces dernières années la cuisine japonaise a reçu un excellent accueil de par le monde, grâce à ses qualités salutaires, à son goût délicat, à sa variété et à sa simplicité. Il s’agit d’aspects que l’on peut retrouver dans les plats qui s’inspirent de la cuisine fusion, qui deviennent de plus en plus populaires.
D’autre part ce genre de cuisine est aussi bien connue parce qu’elle permet de maintenir intactes les caractéristiques de chaque ingrédient, ce qui peut aussi être considéré en soi-même comme une forme d’art ». Dans l’intention de créer un vrai et nouveau paradigme culinaire, il a appelé cette série « Shiba ». « Shiba est la race de chiens la plus populaire au Japon. Cette image est celle que j’ai trouvée la plus iconique pour symboliser notre nouvelle collection de Casseroles et de Poêles. Avec cette famille de produits j’ai voulu donner vie à des instruments que les gens pourront continuer à utiliser au cours des années, en les enracinant dans leur propre culture, en les réparant au lieu de les remplacer, et même en aimant, d’une certaine manière, les signes acquis par le temps, les différentes habitudes et les goûts ».
Le noyau de son projet réside dans la considération qu’en fin de compte on a tendance à utiliser, dans la vie privée quotidienne, un nombre beaucoup plus limité de casseroles et de poêles que dans le concept traditionnel de la batterie de casseroles. Fukasawa s’est alors limité à dessiner celles qui étaient strictement nécessaires, avec la rigueur minimaliste qui le caractérise : ce sont celles que nous avons produites. Elles sont conçues pour une famille de quatre personnes, plus éventuellement une paire d’invités.
Leur forme, apparemment modeste, cache une recherche exaspérée des moindres détails, comme on peut s’attendre de son purisme expressif. Pour accompagner ce projet, Naoto a ajouté quelques-unes de ses recettes personnelles japonaises, auxquelles j’ai répondu par autant de recettes de ma tradition familiale. A. A.
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Istanze Alessi
Istanze Alessi
Istanze Alessi

Bouroullec

« Ovale » : un Service de table pas trop sucré. Ronan a ainsi décrit leur projet : « La collection ‘Ovale’ se veut singulière et rustique. Nous sommes à la recherche d’une forme de délicatesse. ...

Bouroullec

« Ovale » : un Service de table pas trop sucré. Ronan a ainsi décrit leur projet : « La collection ‘Ovale’ se veut singulière et rustique. Nous sommes à la recherche d’une forme de délicatesse. Cet ensemble traite du repas, du déjeuner, du quotidien, il y a ici une volonté de simplicité ».
Il a ensuite forgé une nouvelle expression pour décrire Alessi, une comparaison qui me plaît : « Alessi est pour moi une entreprise très proche de celle que Tim Burton décrit dans ‘Willy Wonka & the Chocolate Factory‘, une fabrique extraordinaire, Alessi est un producteur de sucrerie.
Disons qu’ici nous avons cherché une forme d’équilibre, c’est un projet pas trop sucré, délicat ». Délicat, peu expressif, simple, presque néo-primitif, en somme, volontairement pas trop sucré ! Le service de table complet « Ovale » marque l’entrée des deux frères bretons dans le catalogue Alessi. Je les remercie beaucoup non seulement pour ce beau projet, dont je suis sûr que, avec son expressivité contrôlée, il trouvera sa route parmi les pièces de résistance importantes de notre catalogue, mais aussi parce que, en nous définissant un « producteur de sucreries », ils ont forgé une expression digne de la phrase « Alessi est un Marchand de bonheur » de Starck pendant les années 80. A. A.
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Istanze Alessi
Istanze Alessi
Istanze Alessi

Carlo Alessi + UTA

« Memories from the future » : la réédition de projets d’Alessi pour le thé et le café, le bar et la cuisine, des années 20, 30 et 40. Je pensais depuis longtemps à rééditer certains projets historiques d’Alessi des années 20, 30 et 40. ...

Carlo Alessi + UTA

« Memories from the future » : la réédition de projets d’Alessi pour le thé et le café, le bar et la cuisine, des années 20, 30 et 40. Je pensais depuis longtemps à rééditer certains projets historiques d’Alessi des années 20, 30 et 40. Au niveau personnel, ces ob- jets font partie de mes mémoires d’enfant : je les ai vus utilisés depuis toujours dans la maison de mes parents, quelquefois le Seau rafraîchissant en laiton argenté avec les pommeaux ronds, pour tenir au frais le vin blanc à table, ou bien le Service à thé « Bombé » pour offrir le thé aux invi- tés, ou bien l’étrange objet appelé dans les catalogues « Flacon à liqueur», qui a l’air d’être sorti d’un tableau de Depero, ou bien le Porte-gâteau automatique en maillechort et verre taillé des années 20, une production spéciale faite pour un client suisse, dont j’ai retrouvé heureusement un exemplaire il y a quelques années dans un magasin de Genève.
Sur le plan professionnel, c’est-à-dire du design management qui est mon métier, j’ai toujours été frappé par la « normalité » de ces objets ménagers. Ils n’étaient pas seulement des objets « normaux », au sens qu’ils étaient utilisés tous les jours chez nous. Ils étaient aussi des exemples d’une ère de la société de consommation qui est destinée à disparaître bientôt : une époque que je voudrais définir de pré-design, précédant l’entrée en scène du phénomène du design signé dans toutes nos maisons. Bien sûr, ils étaient eux aussi de quelque façon conçus, c’est à dire dessinés : par papa (Carlo Alessi) ou, encore avant, par les techniciens du laboratoire mécanique (UTA ou Ufficio Tecnico Alessi), parfois avec l’aide d’un agent de commerce particulièrement influent.
Mais ils avaient deux ca- ractéristiques, qui les distinguent aujourd’hui des concepts du design contemporain : ils ne faisaient pas partie de la culture du design signé et patiné, et ils étaient fortement régis par une attention presque obsessive à la fonction, à la précision de fabrication et aux coûts de production.
Je crois qu’aujourd’hui, si j’avais besoin d’une Boîte de cuisine, je choisirais peut-être, parmi les nombreux projets de grande qualité de notre catalogue, justement la Boîte UTA1383 de 1936, celle que j’ai toujours vue sur la table de travail de la cuisine de maman. Et pas seulement pour des raisons sentimentales, mais aussi pour une sorte de fatigue que me donne quelquefois le « trop dessiné ». Voilà : j’ai tendance à interpréter aujourd’hui cette absence d’envolées poétiques, cette non-recherche d’épiphanisation à tout prix qui ont caractérisé la production de la période entre les deux guerres, comme deux qualités très rares dans le design contemporain.
Qualités qui, ensuite, paradoxalement, font épiphaniser à leur façon ces vieux projets dans le scénario actuel des marchandises, et les font donc rentrer dans la panoplie infinie des biens de consommation contemporains : comme le fait un bon repas de la cuisine familiale, ils peuvent quelquefois secourir nos palais, qui sont trop habitués aux plats sophistiqués des nouvelles cuisines. A. A.
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Istanze Alessi
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Campana

« Peneira » : simplicité des matières et invention conceptuelle habile. « Peneira » est la nouvelle collection de Corbeilles conçue par les frères Campana pour Alessi. Ces produits sont réalisés avec des matières simples, ce qui caractérise le travail de ce duo brésilien, et ils deviennent sophistiqués grâce à une combinaison astucieuse. ...

Campana

« Peneira » : simplicité des matières et invention conceptuelle habile. « Peneira » est la nouvelle collection de Corbeilles conçue par les frères Campana pour Alessi. Ces produits sont réalisés avec des matières simples, ce qui caractérise le travail de ce duo brésilien, et ils deviennent sophistiqués grâce à une combinaison astucieuse.
La malléabilité de la maille en acier, superposée en différentes couches, crée dans ce produit une espèce de transparence floue ; tandis que la fibre naturelle qui caractérise le périmètre donne à l’ensemble une bonne légèreté visuelle. Avec ce projet, les frères Campana ont heureusement transformé la robustesse mécanique du grillage en acier, dans une série de paniers dont l’apparence est délicate et impalpable : « Nous avons appelé cette collection ‘Peneira’ : un mot portugais qui signifie ‘tamis’, un ustensile utilisé par les indiens du Brésil.
Le passage du prototype fait à la main jusqu’au procédé de production industrielle maintient l’esprit original de nos créations, et confirme encore une fois l’heureuse rencontre entre le raffinement artisanal de notre design et le savoir-faire de fabrication d’Alessi ». A. A.
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Istanze Alessi

Alessandro Mendini

“Moka Alessi”: attempting to re-design an Ital- ian archetype. This project is a tribute to my maternal grandfather Alfonso Bialetti who, in the ’30s of the 20th century, was the inventor, designer and first manufacturer of the Moka Express, the popular Italian espresso coffee maker. ...

Alessandro Mendini

“Moka Alessi”: attempting to re-design an Ital- ian archetype. This project is a tribute to my maternal grandfather Alfonso Bialetti who, in the ’30s of the 20th century, was the inventor, designer and first manufacturer of the Moka Express, the popular Italian espresso coffee maker. Octagonal in shape, inspired by Futurism and Art Deco, and produced in die cast aluminium, the “Moka” is an archetype in its category, earning my grandfather eternal fame as a designer, even though he probably wasn’t looking for it. My grandfather was one of those ingenious craftsmen so prevalent throughout Italy’s history.
As a youth he lived at length in Paris where he learned the technique of die cast aluminum. Returning to his native Valley and to Crusinallo between Lake Orta and Lake Maggiore, he established a small factory specializing in the fusion of light metals. He carried on the factory with mixed success until the ’50s because, despite having invented the “Moka” coffee maker in 1931, he didn’t possess the necessary business acumen to turn it into a successful product. Or maybe the time just wasn’t ripe. The fact is that the production struggled along at a craft level until 1945 when, after a period of captivity in Germany, his son Renato returned to Italy and took charge of the operation.
Unlike his father, he was gifted in marketing and launched it internationally, transforming a small workshop into a modern factory, mass-producing a single product. I have often asked myself the reasons why this small household object became such a phenomenonal example of Made in Italy. Recently, it’s even been bestowed the status of proto-Italian design. Basically it is a typical socio-economic phenomenon based on very simple factors: an innovative feature (it made better coffee than that made in a pot, which was historically the method used in northern Italy prior to “Moka”; it was decidedly faster than the Neapolitan coffee maker, used in central and southern Italy; and it was much more practical to use than either of them), the notable effect of com-munication (it was one of the very first durable consumer products of the post-war, economic-boom years that was the subject of a major advertising campaign, including TV) and finally the price: extraordinarily low.
Which means it was affordable for all segments of the society. The fact is that the “Moka” is indelibly inscribed in the collective memory of the Italian people (and not only). It formalized a new, contemporary ritual, intimate and familiar. With the reassuring rumble of the coffee being produced over a gas flame, it has established a connection with the public’s imagination that will continue to be repeated every morning regardless of the fashions currently prevailing on the market of electric, single-serving coffee pots with their packets and capsules. Since its inception, Alessi has embarked on a path different from that taken by grandfather Bialetti’s factory. A point borne out by the fact that Bialetti has become an industry that mass-produces a single, low-priced product, whereas Alessi has based its identity on a catalogue ful
l of many different types of products, styles and designers, sold to a niche clientele at rather high prices. In our history we have already addressed the issue of the Espresso maker with projects created by top designers: Richard Sapper, Aldo Rossi, Michael Graves, King Kong, Piero Lissoni, Wiel Arets, and intended for the high-end market.
This time I asked Alessandro Mendini (with whom I’ve been talking about this issue for at least twenty years) to come up with a new project for a coffee maker, trying to put himself in my grandfather’s shoes and re-interpret the ingenious invention with today’s awareness of the levers effecting contemporary design. And all of this done with the great innovation of maintaining a low price, an exceptionally low price for a product from Alessi. A. A.
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Istanze Alessi
Istanze Alessi

Anna Gili

« Jungle » : les nouvelles Figures en acier. Un nouvel épisode de la collection de « Figure Alessi », cette fois-ci en métal coupé au laser, plié et moulé. Anna raconte: La Girafe Zaffrà, grâce à son long cou, annonça dans l’arche que le déluge était fini. ...

Anna Gili

« Jungle » : les nouvelles Figures en acier. Un nouvel épisode de la collection de « Figure Alessi », cette fois-ci en métal coupé au laser, plié et moulé. Anna raconte: La Girafe Zaffrà, grâce à son long cou, annonça dans l’arche que le déluge était fini. Après tout le temps passé avec les autres espèces d’animaux, et après la vie dans un endroit fermé, même s’il était hospitalier, elle décida de retourner dans la savane, où elle pouvait courir en liberté et manger les feuilles des arbres à son gré. Sur sa terre il ne pleuvait jamais, et les espaces étaient étendus, même s’ils étaient dangereux.
Courir en toute liberté lui donnait un sentiment très différent de ce qu’elle avait éprouvé quand elle était enfermée dans l’arche avec les autres animaux. Une fois sortie de l’arche, elle dut récupérer tous les mouvements de son corps qu’elle avait presque oubliés. Elle se sentait plate, toujours assise dans la même position, les jambes pliées comme une feuille de papier ; grâce à son long cou, elle arrivait à regarder dehors et à voir les ruines que le déluge recueillait en balayant les arbres et les animaux qui, malheureusement pour eux, n’avaient pas été invités à monter dans l’arche. Mais comment aurait-elle pu, toute seule, retrouver la savane sans se perdre et affronter les dangers ?
Elle décida d’appeler aussi l’éléphant Fantel et le singe Gorì. L’éléphant pouvait la défendre, le singe pouvait l’aider avec son astuce, et elle, avec son long cou, pouvait voir de loin les dangers. Ils se mirent en marche et parcoururent de longues distances, que le singe Gorì faisait sans se fatiguer, assis sur l’éléphant Fantel. Ils traversèrent des villes, et l’éléphant parcourut, avec la sécurité que lui donnait sa masse, les routes pleines de véhicules étranges qui allaient plus vite qu’eux même s’ils étaient plus petits qu’eux.
Après tant de route, ils comprirent qu’ils étaient arrivés dans un espace qui ressemblait à leur lieu d’origine car ils y virent d’autres animaux de leur espèce, mais qui étaient très tristes et n’avaient pas bonne mine. Le singe ne put pas s’empêcher de leur demander pourquoi ils étaient si mélancoliques. Ils ne lui répondirent pas, car ils manquaient tellement d’énergie vitale, et ils les voyaient comme des extraterrestres qui venaient d’arriver dans le zoo mais auraient bientôt cessé de poser des questions stupides car ils auraient compris.
Du haut de son long cou, Zaffrà vit tous les animaux dans les cages, et comprit qu’ils n’étaient pas arrivés dans la savane. Forts de leur expérience dans l’arche, ils se firent plats et immobiles, et comme des bibelots ils arrivèrent à sortir, en ne se faisant pas voir des gardiens du zoo. Ils reprirent leur chemin en essayant d’éviter les routes encombrées, et comprirent qu’ils ne devaient plus jamais entrer dans la ville.
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Istanze Alessi
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Anna Étoile

Anna Étoile » : sept tirebouchons « Anna G. » joyeusement ornés. Le Tire-bouchon « Anna G. » est né en 1994. Il a été depuis lors un des best-sellers d’Alessi, et il a été produit au cours du temps dans de nombreuses variantes de couleurs, en matière plastique et en zamak, et en tant d’éditions et tirages spéciaux. ...

Anna Étoile

Anna Étoile » : sept tirebouchons « Anna G. » joyeusement ornés. Le Tire-bouchon « Anna G. » est né en 1994. Il a été depuis lors un des best-sellers d’Alessi, et il a été produit au cours du temps dans de nombreuses variantes de couleurs, en matière plastique et en zamak, et en tant d’éditions et tirages spéciaux. Il a aussi été miniaturisé, et même agrandi sur les places et devant l’usine, en mesures monumentales. Son histoire est longue et variée ; on l’a utilisé aussi bien comme trophée, que comme néo Marilyn de l’année 2000 dans une annonce publicitaire célèbre de Lowe Lintas Pirella Göttsche. Maintenant, en un coup de « styling extrême », la danseuse Anna G. se transforme en un objet précieux, aux mains d’un bijoutier expert de Valenza Po.
Des pierres précieuses et des émaux de natures différentes s’enroulent autour de son visage et de son corps en créant des effets de décoration élégante et brillante. Les danseuses, qui sont au nombre de sept, ont une première vedette qui porte un grand diadème et un collier de diamants.
Ces sept articles précieux, munis d’une base qui en emphatise le sens de statuette, fonctionnent de toute façon, pourvu qu’on soit attentif. A. M.
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Istanze Alessi
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Disco Cesellato

« Disco Cesellato », « Asta Barocca » et « Anna Gong » : L’éternelle séduction des ghirihori. Les objets historiques de la période baroque des aciers Alessi (1944), dans leur valeur kitsch sous-entendue, ont toujours été aimés du public. ...

Disco Cesellato

« Disco Cesellato », « Asta Barocca » et « Anna Gong » : L’éternelle séduction des ghirihori. Les objets historiques de la période baroque des aciers Alessi (1944), dans leur valeur kitsch sous-entendue, ont toujours été aimés du public.
Ce décorativisme de style dix-huitième siècle, présent soit dans les formes des objets (poignées des plateaux, gravures, bords) soit dans la ciselure des surfaces, est l’occasion de reproposer aujourd’hui trois projets qui s’inspirent de ces caractéristiques. En commençant avec les Couverts « Asta », dont la partie fonctionnelle de Cuiller, Fourchette et Couteau reste inchangée, et où au contraire on modifie et aplatit le manche, pour transformer sa surface en un support pour des décorations baroques.
Puis on cisèle des Plateaux de forme très simple, avec des volutes et des ghirihori. Et enfin un curieux plateau à deux étages, qui s’inspire de celui de 1966, appelé « Mercurio ». Dans notre cas, le mécanisme intéressant qui ouvre et ferme trois plateaux à deux étages donne lieu à la forme délicate et amusante d’un visage féminin. A. M.
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Istanze Alessi
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Miriorama

« Miriorama » : un retour à l’art multiplié. Ce n’est pas de l’art, ce n’est pas du design, c’est miriorama. Miriorama veut dire visions infinies (du grec orao, voir, et myrio, qui indiquait une quantité pratiquement infinie). ...

Miriorama

« Miriorama » : un retour à l’art multiplié. Ce n’est pas de l’art, ce n’est pas du design, c’est miriorama. Miriorama veut dire visions infinies (du grec orao, voir, et myrio, qui indiquait une quantité pratiquement infinie). Le Groupe T (où T indique le Temps), fondé en 1959 par Giovanni Anceschi, Davide Boriani, Gianni Colombo, Gabriele Devecchi, à qui s’ajoutera un mois plus tard Grazia Varisco, avait décidé d’appeler miriorama ses propres résultats (déclarations de programme, manifestations et expositions, espaces et œuvres). Autrement dit, les choses que le Groupe T produit s’appellent miriorama. En 1960 à Milan, dans la salle d’exposition de Bruno Danese, le Groupe T présente l’édition des objets miriorama en 10 exemplaires numérotés : un « Abstract video » de Giovanni Anceschi, un « Giradischi ottico-magnetico » de Davide Boriani, un « Rotoplastik » de Gianni Colombo, un « Miramondo » de Gabriele Devecchi, un « Sferisterio demi-doppio » de Grazia Varisco.
Dans sa critique sur la revue « Domus », Bruno Munari avait observé : « Il y a quelques mois ces jeunes artistes ont exposé dans la Galleria Danese de Milan une série d’objets nouveaux, produits en dix exemplaires (désormais le préjugé de la pièce unique n’a plus de sens lui non plus) ».
Aujourd’hui, cinquante ans plus tard, Alberto Alessi a décidé de réaliser le projet idéal d’un art pour tous. Dans ce cas il ne s’agit pas d’un art simplement reproduit, comme la gravure, mais d’un art qui est conçu pour être produit en de nombreux exemplaires. C’est un bond de qualité définitif : l’art quitte la galerie pour se propager dans des canaux de distribution qui jusqu’à présent étaient ignorés. Tout en conservant toutes ses caractéristiques de goût esthétique, l’œuvre d’art circule comme un objet de design parmi les objets de design. Giovanni Anceschi
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Istanze Alessi
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Istanze Alessi
Istanze Alessi
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The unforbidden city

The (Un)Forbidden City 2011. A Tablescape of Domestic Possibilities.
Peut-être qu’il n’y a pas une grande différence entre faire (entendu comme produire, donc donner vie à une idée) et projeter (entendu comme penser, concevoir une forme) ?...

The unforbidden city

The (Un)Forbidden City 2011. A Tablescape of Domestic Possibilities.
Peut-être qu’il n’y a pas une grande différence entre faire (entendu comme produire, donc donner vie à une idée) et projeter (entendu comme penser, concevoir une forme) ? N’est-il pas vrai que les deux créateurs : celui qui fait et celui qui projette, exercent, à titre réciproque, une activité de pensée et une activité de production ? Quelle est et, s’il y en a une, où est la limite entre produire et penser ? Est-il juste de continuer à tenir ces deux aspects de l’activité humaine rigoureusement séparés ? L’opération « The (Un)Forbidden City 2011 » essaie de trouver une réponse à ces questions, qui assument une place de plus en plus importante dans la pratique des Usines du design italien. A. A.

« Designed in China, Made in Italy »
« Designed in China, Made in Italy » ! Une magnifique proposition d’Alberto ! Certainement le projet ne touche pas seulement la Chine du passé, il pourrait aussi être un débat sur le présent, et une forge d’idées pour l’avenir ! Nous sommes dans le monde de la microarchitecture, le monde du « Tablescape » ! Un paysage d’objets pour la table et la maison, et pas seulement ! Pour commencer, nous mettrons en commun huit projets, de huit architectes envoyés de la Chine, visant une des typologies les plus courantes : le plateau !
Ce projet pourrait être pour nous une opportunité parfaite pour explorer le monde de la production d’objets, et exprimer notre point de vue architectural sur un objet relativement petit, plutôt que sur des projets à l’échelle de la ville, comme nous avons l’habitude de faire : cette fois nous créerons un « plateau » conçu comme un « lieu » théâtre d’événements.
Avec une dose appropriée de « chinoiserie », nous espérons que ce projet nous conduira à la création d’une série d’objets à utiliser normalement, et pas seulement à admirer de loin, en reconnaissant l’importance d’organiser les différents espaces où nous habitons, nous qui vivons nos vies dans ce XXIème siècle, et en acceptons le chaos et l’incertitude comme notre mode de vie !
Gary Chang
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Istanze Alessi

Alessi in Wonderland

Quand Alberto Alessi a visité « Grid », un événement organisé et préparé par six jeunes designers de Eindhoven, il s’est retrouvé face à de nouveaux objets surprenants créés à partir de produits et de meubles déjà existants, et a invité les designers ...

Alessi in Wonderland

Quand Alberto Alessi a visité « Grid », un événement organisé et préparé par six jeunes designers de Eindhoven, il s’est retrouvé face à de nouveaux objets surprenants créés à partir de produits et de meubles déjà existants, et a invité les designers à venir visiter l’usine Alessi de Crusinallo pour voir s’ils pouvaient avoir la même approche avec les moules, les produits et les techniques de production Alessi déjà existants.
Les designers, chacun à leur manière, ont examiné les objets et les procédés de production de l’usine et en sont ressortis avec une multitude d’idées, de concepts et de designs. Une sélection de ces créations sera présentée lors de l’événement « Alessi in Wonderland » (Alessi au Pays des Merveilles) où les visiteurs pourront apercevoir ces objets à travers des trous de serrure et des petites ouvertures percées dans les murs. Placés au milieu d’un pays merveilleux et mystérieux, ils seront le reflet des rêves et de l’imaginaire devant un miroir en inox.
www.alessiinwonderland.com
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Istanze Alessi
Istanze Alessi
                                 
Le concept. Depuis le début des années ’80, l’industrie Alessi élabore pour ses stratégies des graphiques opérationnels et des références théoriques de plus en plus précis et programmés. Une série de livres, qui souvent coïncident avec les expositions, donne lieu au démarrage d’expérimentations et de thématiques, qui ensuite coïncident avec des transformations précises des genres et des attitudes.. ...

Le concept

Depuis le début des années ’80, l’industrie Alessi élabore pour ses stratégies des graphiques opérationnels et des références théoriques de plus en plus précis et programmés. Une série de livres, qui souvent coïncident avec les expositions, donne lieu au démarrage d’expérimentations et de thématiques, qui ensuite coïncident avec des transformations précises des genres et des attitudes. Le premier livre et l’exposition « Paesaggio Casalingo » (1979), l’opération « Tea & Coffee Piazza » (1983) suivie vingt ans plus tard du projet analogue « Tea & Coffee Towers », et ensuite la « Cintura di Orione » (1987), « Officina Alessi » (1989), les vases « La Fabbrica Estetica » (1992), F.F.F. – Family Follows Fiction (1993), « OrienTales » (2008), et cetera.
Et aussi les interviews vidéo à nos propres maîtres principaux. Le « Style Alessi », ses icônes, ses instances qui changent en fonction des temps et des consommations, qui s’expriment aussi dans la publicité, le centre d’études, le musée, la communication, la réalisation de nos propres magasins et vitrines. Tout cela est un projet complexe et essentiel, parallèle au projet des objets.
Il s’agit d’une stratégie théorique précise, où l’intuition expérimentale et la recherche appliquée trouvent des résultats réels dans les produits qui sont le plus riches de force de communication.
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CHIARA ALESSI

Nous nous sommes habitués dès le début à considérer cet « Oggetti e Progetti » (en français « Objets et projets ») comme un livre / catalogue. Un être hybride étrange, qui comprend et fond ensemble deux natures différentes : la nature théorique et narrative du livre, et la nature illustrative de l’inventaire. Il préserve le caractère absolu du livre, son autonomie temporelle et géographique, son propre projet graphique, sa distribution indépendante. Mais en fait c’est bel et bien un catalogue : avec un appareil iconographique et textuel, qui d’une part puise dans le répertoire gigantesque accumulé par Alessi au cours des années, et d’autre part a été spécialement créé pour confluer dans les moyens de communication à venir. Ce n’est pas par hasard qu’autrefois les catalogues s’appelaient « encyclopédies », parole douée d’une auréole éclatante, mais qui indiquait en fait le même contenu : la description, la plus exhaustive et significative possible, d’une donnée présente, à travers ses produits. « Oggetti e Progetti » est né sous le prétexte d’accompagner l’exposition que le musée Die Neue Sammlung – The International Museum accueillera à Munich en mai 2010. D’un certain point de vue, nous pourrions dire que ce livre / catalogue en bonne partie grâce à l’intervention d’Italo Lupi plus que d’être entraîné par cette exposition, l’accompagne, et en a extrait le noyau poétique au niveau critique. Le choix qu’on a fait de ne pas trop l’alourdir par les textes répond justement non seulement à un compromis inévitable avec une iconographie si forte et totalisante, mais aussi à une exigence de « durabilité ». D’un côté l’exposition nourrissait l’ambition de montrer le présent d’Alessi pour esquisser une hypothèse pour les scénarios futurs. D’autre côté, le livre de l’exposition a fini par révéler, dans ses « nuove istanze » (nouvelles instances), la nature inévitablement pragmatique, empirique et dynamique du développement actuel des nouveaux produits. C’est un parcours moins théorique et plus efficace, qui a engagé profondément d’une part le métaprojet et les designers, mais d’autre part aussi la production, la distribution, la communication, dans un rapport élastique d’équilibres souvent sous-entendus et délicats. Le catalogue d’une exposition est donc devenu le livre d’une entreprise. Mais qu’est-ce que le livre d’une entreprise, sinon un catalogue ?

GENERAL INFORMATION

Pinakothek der Moderne. Visit the museum
Die Neue Sammlung is one of the four autonomous museums at the Pinakothek der Moderne, presenting permanent and alternating exhibitions on contemporary and historic design items. 

Opening Hours:
Tuesday - Sunday 10am - 6pm / Thursday 10 am - 8pm
Closed on Monday (also 1st May, Christmas Eve, Christmas Day, Boxing Day, Easter Monday and Whit Monday) 

Admission:
Entry to the Shop and Café is free

Ticket (PDM)/ Single Ticket
adults 10,00 €, concessions 7,00 €, sunday 1,00 €
Free for under 12s

Elevators | There are 2 elevators plus a material elevator. The elevators make all galleries and facilities wheelchair accessible.
Folding chairs and wheelchairs | All galleries and facilities are wheelchair accessible. Ten wheelchairs are available at th box office free of charge. Please call in advance to reserve one if you will need a wheelchair during your visit.
Toilets| Toilets are adapted to the needs of the disabled and located close to the checkroom area. Nursing room | Yes
Strollers| Baby strollers are permitted at all times. 
Photography | Please note that no flash photography is permitted . For press or commercial photography enquiries contact press@die-neue-sammlung.de

GETTING HERE
Permanent Exhibition / Special Exhibition Pinakothek der Moderne | Barer Straße 40 | D – 80333 Munich | Tel +49 (0)89 / 2 38 05-360 

Tram 27 (Pinakothek)
2, 8 (Königsplatz or Theresienstraße)
3, 6 (Odeonsplatz or University)
Bus 100 (Museumslinie)
Parking space for handicapped persons gateway Gabelsbergerstrasse.
die-neue-sammlung.de